(126) On se donne le change, on croit que l'on fait des choix. Mais si tu grattes là tout près de l'apparence tremble un petit qui nous ressemble.

(126) On se donne le change, on croit que l'on fait des choix. Mais si tu grattes là tout près de l'apparence tremble un petit qui nous ressemble.



Que mes draps se souviennent
De nos matins livides
Que le sang de mes veines
Se fige ou bien se vide
Que mes doigts ne retiennent
Que l'odeur de ta peau
Que mon corps t'appartienne
Bien au delà des mots
Que mes pieds se souviennent
Du sable où tu marchais
Que ta voix me revienne
Dans un supermarché
Que la télévision
Me renvoie ton regard
Qu'on appelle ton prénom
Dans un aérogare


Que les néons des villes
Te donnent rendez-vous
Dans des bars où les filles
Sont pareilles partout

Et que les grands murs blancs
De mon appartement
Se referment sur moi
Comme un Cinérama

Que tout autour de moi
Se souvienne de toi
Je t'oublierai, je t'oublierai

# Posté le lundi 16 novembre 2009 14:57

Modifié le samedi 28 novembre 2009 10:52

(125)

"Et là ça a été le pire. Plus rien. Plus rien pendant 10ans. Plus rien pendant 3 652 jours & 3 653 nuits. Finit le jeu, les jeux, le piment de mon existence. J'ai airé dans ma vie comme une tragédie de Racine. Hermione version mec. Qu'ai je fais ? Que dois-je faire encore? Quel transport me saisis? Quel chagrin me dévore? Ah ne puis-je savoir si j'aime ou si je hais. Sophie m'a assassiné! Trucider, égorger, baiser, enculer & tant d'autre rime tarée. Et j'ai finis par y penser à l'imparfait. Me résoudre au bonheur fade de ma naissance. L'amour, la famille, le boulot. Lointaine parabolique, de la racine je vous dis..."

# Posté le jeudi 12 novembre 2009 14:26

(124) Parfois on regarde les choses, telles qu'elles sont, en se demandant pourquoi. Parfois on les regarde, telles qu'elles pourraient être, en se disant pourquoi pas

(124) Parfois on regarde les choses, telles qu'elles sont, en se demandant pourquoi. Parfois on les regarde, telles qu'elles pourraient être, en se disant pourquoi pas
It's sad but it's true
how society says
her life is already over.
There's nothing to do
and there's nothing to say;
untill the man of her dreams comes along picks her up and
puts her over his shoulder.
It seems so unlikely in this day and age


A spider web and it's me in the middle, so I twist and turn. Here I am in love in a bubble.




CHUT

# Posté le dimanche 08 novembre 2009 08:10

Modifié le lundi 09 novembre 2009 06:29

(122) Entre "Métro-Boulot-Dodo", on est pourtant censé se comprendre ...

(122) Entre "Métro-Boulot-Dodo", on est pourtant censé se comprendre ...
L'humanité est constamment aux prises avec deux processus contradictoires dont l'un tend à instaurer l'unification, tandis que l'autre vise à maintenir ou à rétablir la diversification.

Levi-Strauss




C'est alors que la guerre implose quand il y a une place assise dans un train pour 45 personnes (dont deux grands mères et quatre femmes enceintes).
Mais quand il s'agit de rentrer dans un train in extremis, la solidarité est plus forte que tout.


Je remercie ce monsieur qui tenait les portes, se refermant pourtant sur moi, de toutes ses forces, pour que je puisse entrer dans ce magnifique train puant et bondé.(je précise avoir perdu trois boutons de manteau dans la bataille)




Rien n'est pire que le rêve qui ne débouche sur rien.

# Posté le mercredi 04 novembre 2009 15:27

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 15:41